LE CENTRE D’ÉTUDES ET DE RECHERCHES ARCHÉOLOGIQUES DU CASTRAIS

Fondé en 1968 par Yvan Hue et d’autres passionnés, le Centre d’Études et de Recherches Archéologiques du Castrais (CERAC) a émergé suite à la découverte fortuite de vestiges à Lameilhé, Castres. Depuis ses débuts, l’association a joué un rôle central dans la préservation, l’étude et la valorisation du patrimoine archéologique du Tarn. Au fil des années, le CERAC a développé une expertise significative, avec des chantiers de fouilles, des prospections pédestres et une veille archéologique sur la commune. Les missions du CERAC s’étendent également à l’étude approfondie du mobilier archéologique, à la médiation scientifique et culturelle, ainsi qu’à la conservation des collections issues de ses opérations. L’Archéopole, centre d’exposition, d’animations et de recherches, représente un lieu essentiel où l’association accomplit ses missions. Avec une histoire riche de 50 ans, le CERAC continue de jouer un rôle dynamique dans la recherche tarnaise, engageant le public à travers des expositions, ateliers éducatifs et autres événements pour sensibiliser à l’archéologie et préserver le patrimoine.

L’histoire de l’Archéopole : un centre d’exposition, d’animations et de recherches.

1968

Yvan Hue, accompagné d’autres passionnés créé le CERAC suite à la découverte fortuite de vestiges archéologiques, conduisant à une fouille de sauvetage à Lameilhé (découverte d’une fosse à amphores de la fin de l’Age du Fer).

1987

Un poste d’archéologue est créé, permettant des suivis des chantiers sur la commune de Castres. Depuis, plusieurs archéologues se sont succédés au sein de l’association marquant de leur empreinte l’histoire du centre, par leur travail de recherche essentiel pour la connaissance du territoire.

1990

Les opérations archéologiques se multiplient (le quai du Carras, le passage Henri IV, la place du 8 mai 1945, la place Jean Jaurès, etc.). Les informations issues de ce travail de terrain sont publiées dans un numéro d’Archéologie Urbaine consacré à Castres. Le CERAC participe activement à l’élaboration de la Carte Archéologique du Tarn.

1995

Avec la création d’un poste de médiation, plusieurs animateurs et médiateurs ont étoffé l’offre pédagogique vers le jeune public, pour proposer aujourd’hui un catalogue d’ateliers, aux thèmes variés et adaptables aux différents niveaux scolaires.

Années 2000

L’équipe du CERAC, salariés comme bénévoles, a su mettre les compétences et les motivations en commun pour organiser de remarquables expositions autour de l’Archéologie : Otzï, Futur Antérieur… L’association est à l’origine de publications notamment des catalogues d’expositions comme Fragments de ville ou encore Exposition Viot (en partenariat avec le Musée Goya), et participe à des publications diverses (Archéologie Tarnaise, Carte Archéologique de la Gaule, Promenade archéologique à Gourjade, etc.).

2018

L’Archéopole est à un tournant : pour continuer à jouer un rôle dans la recherche archéologique et dans la médiation scientifique, l’association se tourne vers le mécénat. Cette nouvelle campagne va permettre de célébrer les 50 ans de l’association grâce à une exposition temporaire pour mettre à l’honneur les personnes et les découvertes ayant marqué le CERAC.

Les missions du CERAC Archéopole : Étudier, Valoriser, Sensibiliser, Sauvegarder.

Nos partenaires

Dans le cadre du projet Arkéoflix :

On parle de nous !

« Castres. À l’Archéopole, la poterie ça dépote avec le CERAC ! » – LA DÉPÊCHE (AOÛT 2023)

Le Centre d’Etude et de Recherches Archéologiques du Castrais (CERAC Archéopole) propose des ateliers thématiques tout l’été aux enfants afin de leur faire découvrir cette discipline.
Le Centre de recherches et d’études archéologiques du Castrais a pour vocations la sauvegarde, l’étude et la valorisation du patrimoine archéologique et historique. Un pan de l’activité du lieu situé au domaine de Gourjade s’adresse aux enfants au travers de plusieurs animations dans l’année et des temps forts pendant les vacances. Après les thèmes « Art préhistorique » ou  » Retour en Égypte ancienne « , et bien d’autres, les après-midis archéologiques de Gourjade à l’attention des enfants se poursuivent… Mardi dernier, un groupe d’une dizaine d’enfants entre 6 et 11 ans, tous attentifs et concentrés avait pris place dans les locaux du Cerac. Une approche ludique de l’archéologie était menée par Soizic Foucher, archéologue. Une première partie vidéo mettait en lumière pyramides, pharaons, sarcophages et autres mots-clés pour comprendre la société égyptienne « . Une présentation interactive avant la pratique où les enfants ont réalisé une pyramide en carton et une momie en argile.

LES QUESTIONS FUSENT DE LA PART DES APPRENTIS ARCHÉOLOGUES.
Parmi les enfants, Maxence confiait venir ici parce qu’il “s’intéresse à tout », tandis qu’Arthur lui, exprimait tout son intérêt pour l’Égypte. Babette, elle, s’est révélée une pro de la réalisation de la pyramide. Soizic précise que “les ateliers sont adaptables selon l’âge de l’enfant. Les grands apportent aussi leur aide aux plus jeunes”. Un bel apprentissage du travail d’équipe ! Ces ateliers se déroulent de 14h00 à 16h30. Les prochains ont lieu mardi 8 août avec “Fabrique ta plus belle mosaïque”; jeudi 10 août avec “La poterie comme au Néolithique”. Tarif : 8,50 € par enfant (goûter compris). Réservation au 09 66 41 15 56.

Pour les ados, des stag’archéos ont également été mis en place (renseignements au même numéro). “Le Cerac c’est une cinquantaine de membres qui se retrouvent pour pratiquer leur passion e et pour se former au contact de professionnels, soit à l’occasion de sondages, soit lors de travaux de post-fouilles qui peuvent avoir lieu dans nos locaux, soit lors d’expertises diverses réalisées au moment de la préparation de nos expositions « . D’autre part, le Cerac est en phase de finalisation d’un jeu intitulé  » Homme préhistorique en détresse « , dans l’esprit jeu de l’oie, à découvrir en avant-première sur Facebook en tapant Cerac-Archéopole et bientôt disponible dans leurs locaux à Gourjade. Outre les expositions, de nombreux événements jalonnent l’année au Cerac : fouilles, Forum de l’archéologie, animations diverses, visites de sites… etc. Le CERAC est ouvert du mercredi au vendredi de 13h30 à 17h30.

« Archéologie : les habitats à tous les âges avec le CERAC » – LA DÉPÊCHE (JUIN 2023)

Dans le cadre des Journées européennes de l’archéologie, le Centre d’Etude et de Recherches Archéologiques du Castrais (CERAC) propose des ateliers et une exposition samedi et dimanche à Gourjade. Les journées européennes de l’archéologie 2023 se dérouleront ce week-end des 16, 17 et 18 juin. Dans le Tarn, participer à cette opération est une évidence pour deux structures, l’Archéosite de Montans et Centre d’Etude et de Recherches Archéologiques du Castrais (CERAC Archéopole). Ainsi, les samedi 17 et dimanche 18 juin, de 14 heures à 18 heures, le CERAC ouvrira ses portes au public. deux journées axées sur le thème de la saison culturelle départementale “ De main en main(s), transmettre un savoir-faire”, à travers l’histoire du bâtiment, des origines jusqu’aux matériaux contemporains, en partenariat avec l’Association régionale d’écoconstruction du Sud-Ouest (ARESO).
“Le CERAC fonctionne de deux volets d’action, la recherche archéologique et la valorisation du patrimoine archéologique par le biais de conférences, d’expositions gratuites, d’ateliers scolaires et vers le public, comme ce week-end, précise Soizic Foucher, chargée de mission archéologie. En 2022, 2500 bénéficiaires ont participé aux activités du CERAC, qui attend de nombreux visiteurs ce week-end.” Le programme est inédit ! La terre est probablement le plus ancien matériau pour bâtir, mais comment construire une maison en terre ? Quels avantages entre la terre crue, cuite ou la pierre ? Quels modes d’habitats pour quelle époque ? … Deux ateliers permettront d’appréhender ce thème : “Habitats à tous les âges”, en créant plusieurs maquettes retraçant les différents habitat qui ont existé; “L’habitat en terre, savoir-faire et archéologie”, plongez vos mains dans la terre pour fabriquer votre brique, mur ou tuile ! (entrée gratuite, tout public).
LE SAVOIR-FAIRE DE L’ARCHITECTURE DU TARN
Une exposition réalisée par le CAUE du Tarn permettra de porter un regard, de découvrir ou de redécouvrir le patrimoine tarnais à travers la variété des matériaux de construction et leur mise en œuvre. L’argile bien sûr, avec la brique si emblématique des villes de la plaine du Tarn, de l’Agout ou du Dadou, est aussi utilisée dans l’architecture de terre crue, moins connue , et se décline sous plusieurs formes, du pisé à l’adobe. Les maisons en pan-de-bois traduisent une exploitation des forêts locales pour le bois d’œuvre. La pierre, enfin, varie selon la nature des socles rocheux et la technique de la taille. Voilà un nouveau week-end riche d’enseignements avec le CERAC, qui devrait séduire le jeune public, très impliqué dans les ateliers. Depuis 2019, toujours avec les jeunes, la structure développe un projet audiovisuel avec d’autres associations. Ce projet est soutenu par la région Occitanie et vise à créer des vidéos, “Arkéoflix”, qui sont à découvrir sur YouTube. Plus d’infos sur le site https://journees-archeologie.eu/. L’exposition est visible jusqu’au 17 septembre.

« Castres. À l’Archéopole, la poterie ça dépote avec le CERAC ! » – LA DÉPÊCHE (AOÛT 2022)

Depuis le mois de juillet, le CERAC Archéopole propose des activités ludiques, le mardi et le jeudi, de 14 heures à 16 h 30, pour faire découvrir l’archéologie et l’Histoire aux enfants de 6-12 ans. « On est là pour essayer de donner envie aux enfants de s’intéresser à l’Histoire. » Justine Lancial, archéologue au Centre d’études et de Recherches Archéologiques du Castrais (CERAC), anime les après-midi archéo chaque mardi et jeudi durant tout l’été dans les locaux de Gourjade. Ce jour-là, l’objectif est de faire découvrir un nouveau matériau et ses usages : l’argile.
D’abord, la jeune animatrice situe chronologiquement l’invention de la poterie dans l’Histoire et, en s’appuyant sur les objets exposés, elle présente le Néolithique et ses innovations technologiques aux enfants, assis en rond autour de leur guide. Ensuite, Justine explique pourquoi et comment la poterie a été inventée, quel usage elle pouvait avoir, l’importance de la cuisson etc. Dans l’exposition, ils retrouvent les objets réalisés en terre cuite (récipients, tuiles, sculptures etc.). Les apprentis potiers sont au nombre de six. Justine, accompagnée d’Anaïs, là pour la saison, les fait descendre à l’atelier. Un immense bac à sable occupe une bonne partie de la pièce, tandis que le reste est comblé par une grande table. C’est ici que les enfants vont réaliser leurs œuvres et passer l’après-midi.
Les deux animatrices distribuent de l’argile à chacun. Première étape : la confection d’un sifflet de l’ère Néolithique. Anaïs s’installe avec les potiers en herbe et en devient une elle aussi. Justine, quant à elle, donne les consignes et aide ceux en difficulté. Chacun y va de sa personnalisation : sifflet en forme de chat, d’arbres, de renard… Tous les enfants se prêtent au jeu. Une fois les sifflets de tous terminés, la jeune archéologue lance la deuxième partie : la réalisation d’un pot. La manipulation est un peu plus technique, mais les potiers d’une journée continuent de s’appliquer, dans le calme et la bonne humeur. Là encore, malgré des consignes similaires, chaque petit pot est unique. Large, petit, haut, strié, lisse, chacun semble fier de la particularité de sa réalisation.
Une fois fini, on laisse sécher et direction le goûter, pour bien finir la journée. A 16 h 30, les parents arrivent pour récupérer leurs enfants. Une fois les bambins partis, Justine confie : « Je suis contente de ne plus être toute seule pour animer, c’est la première année qu’on recrute une saisonnière (Anaïs) et qu’on ne s’appuie pas sur le bénévolat. » L’aide semble d’ailleurs arriver au bon moment car la fréquentation des stages augmente, en continu, depuis leur lancement il y a 6 ans. Il reste encore des places pour les sessions des mardis 16 et 23 août, ainsi que pour le jeudi 25 août, dernier stage de l’été pour les 6-12 ans. Pour s’inscrire, il faut compter 8 € par enfant et réserver par mail à l’adresse : animation@cerac-archéopole.fr. Dernière innovation en date du CERAC, l’instauration de stages pour les 12-18 ans cet été, avec notamment une session du 24 au 26 août, « l’archéologie en vidéo ». Il s’agira de mêler numérique et archéologie en réalisant, à la fin, une vidéo pour la chaîne youtube Archéoflix. Il faudra compter 60 € pour les trois jours.

UNE EXPOSITION PERMANENTE
En plus des stages d’été, le CERAC propose une exposition dans ses locaux de l’Archeopole à Gourjade. Elle retrace l’évolution du genre humain, du Paléolithique jusqu’au Moyen ge, à travers des objets retrouvés dans la région castraise par les membres du CERAC, des bénévoles passionnés, qui s’investissent dans la sauvegarde du patrimoine, par le sauvetage de vestiges menacés lors de travaux d’aménagement. En obtenant le droit d’exposer temporairement dans les années 90, l’Archéopole est devenu un centre culturel ouvert à tous. Depuis 2017, l’exposition est permanente. La salle suit un ordre chronologique. Tout vient de la région, mais surtout de la nécropole antique et de ses 700 tombes, découvertes sous le parc de Gourjade. Le CERAC est ouvert du mardi au vendredi, de 13 h 30 à 17 h 30, en accès libre.